Appel à la prière et au jeûne

Du au

Frères et sœur bien aimés.

Que la paix soit avec vous.

Le pape François nous appelle tous à une journée de prière et de jeûne demain, vendredi 14 septembre, en la fête de la Croix Glorieuse.

Il nous demande de prier et de jeûner pour l’Eglise.

En effet, elle traverse une période de honte profonde, où sont révélés des crimes abominables accomplis par des prêtres et des évêques, depuis des décennies.

Hélas, nous avons tous une part de responsabilité. Ces crimes abominables sont trop nombreux, mais nous savons aussi qu’ils ne sont qu’une toute petite partie des crimes commis sur les enfants dans toutes les couches de la société. L’omerta est partout. Qui de nous n’est pas coupable ?

Je relis et je veux prier avec vous ces confessions de pénitence publiques présentes dans la Bible :

« Au moment de l’offrande du soir, je suis sorti de mon abattement et c’est en habit et en manteau déchirés que je me suis jeté à genoux. J’ai tendu les mains vers Le SEIGNEUR mon Dieu  6 et je lui ai dit : “Je suis si honteux et si confus que je n’ose lever mon visage vers toi, mon Dieu ! Nos fautes se sont accumulées au point de dépasser nos têtes et notre péché s’est élevé jusqu’au Ciel !  7 Depuis le temps de nos pères jusqu’à ce jour, nous n’avons cessé de pécher devant toi, et à cause de nos fautes, nous, nos rois et nos prêtres avons été livrés aux rois des nations païennes, livrés au glaive, à la captivité et au pillage, et aujourd’hui encore nous portons la honte sur notre visage.  8 Depuis quelque temps Le SEIGNEUR notre Dieu nous a montré sa bonté : il nous a laissé un petit reste de survivants, il nous a laissé mettre un pied dans son Lieu Saint Notre Dieu a voulu rendre un peu de lumière à nos yeux et nous donner vie dans notre esclavage.  9 Nous restons esclaves, mais notre Dieu ne nous a pas abandonnés dans cet esclavage, il nous a couverts de sa miséricorde face aux rois de Perse. Il nous a donné un répit, la Maison de notre Dieu a été relevée de ses ruines, il nous a rendu les remparts de Juda et de Jérusalem.

10 Maintenant, notre Dieu, que pouvons-nous dire de plus ? En effet, nous avons abandonné tes commandements…

13 Bien des malheurs nous sont arrivés à cause de nos pratiques mauvaises et de notre grand péché ; toi pourtant, notre Dieu, tu n’as retenu que peu de nos fautes et tu nous as laissé les survivants qui sont ici. 14 Allons-nous donc encore une fois violer tes commandements et nous unir par le mariage avec ces abominables ? Sûrement tu te mettrais en colère contre nous et tu nous détruirais au point qu’il n’y ait ni reste ni survivant.  15 Le SEIGNEUR, Dieu d’Israël, tu es juste, toi qui nous as laissé un reste, des survivants, car c’est un fait. Nous voici devant toi avec notre faute : comment rester ainsi devant ta face.”

(Esdras 9,5-10.13-15)

Demandons au Seigneur la grâce d’une conversion profonde de nos pratiques contraires à ses commandements. Lui nous fera grâce, et l’humiliation que nous subissons maintenant fera grandir en nous l’humilité et le désir d’obéir et de servir.

Soyez bénis

+ Emmanuel Lafont

Evêque de Cayenne