Homélie dominicale : « il importe que toute notre vie se transforme en feu »

La méditation de l’Evangile du dimanche 17 août 2025, 20ème dimanche du temps ordinaire (Année C) – par Père Mesmin GAYA, Curé de la Cathédrale St-Sauveur et porte-parole du Diocèse.

En lisant l’Evangile de ce 20ème dimanche du Temps Ordinaire année C, nous risquons de comprendre le contraire de ce qu’il veut dire. Ce feu que Jésus est venu apporter sur terre, ce n’est pas le feu destructeur.

Ce feu n’a rien à voir avec les bombes qui détruisent des villes entières encore aujourd’hui dans les pays en guerre. En revanche, on trouve cette réalité du feu dans son effet le plus beau à travers le Bible : Tout d’abord, dans le livre de l’Exode, nous lisons l’épisode du buisson ardent : il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver.

C’est ce même feu dévorant qui animait le prophète Jérémie lorsqu’il s’adressait à son peuple de la part de Dieu. Ce feu que le Christ désire voir allumer, c’est celui de l’amour qui est en lui. Tout l’Evangile nous dit cet amour passionné de Jésus pour son Père et pour tous les hommes, pour toutes les femmes. Son amour pour chacun dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.

Nous n’aurons jamais fini d’en découvrir la grandeur. Ce feu ne demande qu’à se répandre dans le monde entier, il est celui de la Pentecôte. Ces langues de feu qui se sont posées sur les apôtres et qui reposent aussi sur chacun de nous surtout depuis notre Confirmation. Et ce feu a pris. Désormais toute notre vie doit être employée à l’attiser.

Il ne suffit pas d’être un bon pratiquant. Il importe que toute notre vie se transforme en feu. Ce feu c’est aussi celui qui réchauffe. Cela nous fait penser aux disciples d’Emmaüs lors de leur rencontre avec Jésus ressuscité. Ils ne l’ont pas reconnu à ce moment-là, mais leur cœur était tout brulant quand il leur expliquait les Ecritures.

Nous aussi, nous pouvons répandre ce feu de l’Amour en réconfortant les désespérés de notre monde. Ce feu est également une lumière qui éclaire notre vie et lui donne un sens nouveau. Cette lumière nous a été remise au jour de notre baptême. Nous sommes donc envoyés pour la porter et la rayonner dans ce monde qui en a bien besoin, ainsi qu’autour de nous.

Une autre qualité du feu, c’est de purifier. Le feu détruit les déchets dans les décharges. Il réduit en cendres tout ce qui est inutile. Les paroles du Christ ont cette puissance purifiante du feu. Elles viennent décaper tout ce qui est contraire à l’amour. Frères et sœurs, pour remplir sa mission, l’Eglise a besoin de chrétiens vraiment passionnés de cet amour qui est en Dieu. Laissons nos cœurs s’embraser de l’amour de Dieu, au feu de l’amour qui est Dieu.

P.Mesmin

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