Denier de l’Eglise

Pourquoi donner au denier de l’Église ?

Les principales ressources de l’Église sont :

  • Les quêtes du dimanche qui pour l’essentiel, permet aux paroisses de rénover leurs églises, d’assurer leur survie, d’assurer la catéchèse…
  • Le casuel, offrande à l’occasion de demandes spécifiques, messe, baptême, mariage, enterrement. Ce sont des fonds qui reviennent aussi à la paroisse.
  • Le denier de l’église, qui est une participation en fonction des revenus qui permet à l’Église diocésaine de faire face à ses besoins en matière de croissance, en construction en rénovation d’église, et qui assure la vie matérielle des prêtres.
  • Le denier de l’Église est le nom de la contribution volontaire des fidèles, en France, pour l’Église catholique romaine. Il a remplacé le denier du culte. Il est recueilli au niveau de chaque paroisse pour le diocèse.

La première de ses ressources est de fait le Denier de l’Église, cette contribution financière versée annuellement par les catholiques à leur diocèse et destinée à assurer la vie matérielle des prêtres.

L’Église catholique assure ses missions grâce à la générosité des fidèles, car depuis 1905, la loi de séparation des Églises et de l’État, la République « ne reconnaît ni ne salarie plus aucun culte. »

Par ailleurs, l’église ne reçoit de subvention ni de l’État ni du Vatican ; elle ne vit que des dons de ses membres.

Ainsi chaque année, la campagne du denier de l’Église permet de récolter les fonds nécessaires pour assurer le traitement des prêtres et des laïcs salariés des diocèses.

La Guyane est toujours régie par une ordonnance de
1828

La Guyane singulièrement faisait exception à ce principe de séparation de l’Église et de l’État.

Alors qu’un décret de 1911, mettait fin à ce principe dans les départements d’outre-mer, la rémunération des membres du clergé guyanais était toujours régie par une ordonnance royale de Charles X de 1828, qui englobait à l’époque dans les attributions de l’État, le paiement des ministres du culte.

La départementalisation de 1946 ni fit rien car le ministre de l’Intérieur de l’époque, Jules Moch s’y est opposé, « en raison de la pauvreté des habitants de la Guyane et de la nécessité de les soustraire aux influences étrangères que favoriserait un départ des missionnaires catholiques ».

La Guyane, explique-t-il en 1948 dans une lettre à son collègue des Finances René Mayer, « a toujours été considérée comme pays de missions parmi les infidèles dont les frais de culte ont été assumés à l’origine par le ministère de la Marine, puis par le ministère des Colonies ». Le ministre de l’Intérieur conseille toutefois de « maintenir les pratiques actuelles de la rétribution ecclésiastique par le département de la Guyane et non par le budget de l’Etat ». (Source France Guyane)

Après le bras-de-fer qui a opposé le président du Conseil Général, Alain TIEN LONG à notre évêque Emmanuel LAFONT, la nouvelle collectivité territoriale présidée par Rodolphe Alexandre et le diocèse de Guyane ont pu trouver un terrain d’entente sur la question des rétributions des prêtres.

A l’occasion d’une rencontre qui eut lieu le 17 février dernier, il a été conclu que la collectivité unique continuera de payer 26 des 38 prêtres que compte le diocèse. Cependant, le président de la CTG, Rodolphe Alexandre a précisé à l’AFP que cette prise en charge par la collectivité sera limitée à une durée de deux ans, « afin de permettre à l’institution qu’est l’Église de préparer l’avenir », l’exécutif territorial « trouvera une issue définitive à ce dossier dans les deux ans », pour « un retour au droit commun ».

La Guyane est encore pour quelques temps, l’un des derniers départements avec l’Alsace-Moselle, où les prêtres sont payés par l’Etat, malgré la loi de 1905 proclamant la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

La fin de la rémunération des prêtes par la collectivité territoriale, n’est pas sans conséquence sur la vie du diocèse.

Vu que le Conseil Général de Guyane, assurait le paiement des prêtes, il n’y avait pas lieu de se soucier du niveau du denier de l’Eglise qui de facto relevait de la collectivité départementale. Le montant laissé à la charge des paroissiens, était réduit à la plus simple expression.

Il ne peut en être de même aujourd’hui, car le chrétien de Guyane est logé à la même enseigne que ses pairs des autres paroisses de France et de Navarre.

Le chrétien de Guyane doit augmenter sa quote-part, à due proportion de ses revenus.

Le denier de l’église est donné au Diocèse, qui rémunère tous les prêtres, sur une base égalitaire.

Que le prêtre soit dans une grande ou une petite église, il reçoit la même rémunération, il a les mêmes besoins.

Il y a en effet des prêtres qui reçoivent de la nourriture des paroissiens, à l’occasion de fêtes de famille notamment, alors que d’autres n’en reçoivent pas du tout. Il est très rare que l’évêque, à l’instar des curés par exemple, ne soit invité au sein d’une famille lors des communions et autres fêtes religieuses.

Il y a certains prêtes qui ne sont pas du tout dans un ministère pastoral et doivent assurer complètement leur vie matérielle.

La tentation serait pour les paroissiens, de ne s’occuper que de leur curé et de ne pas contribuer au denier de l’église.

D’autres pourraient même se méfier de l’évêque, et donner directement et uniquement à leur prête alors que dans les autres paroisses la procédure serait différente.

On aboutirait ainsi à ce que des paroisses riches, jouxtent des paroissiens pauvres au gré de la teneur des relations des paroissiens avec leur curé.

Il faut donc faire confiance au denier de l’église qui d’ailleurs est public, afin que celui-ci subvienne aux besoins de tous.

Remarquons au passage que la quête paroissiale devrait permettre à la paroisse de pratiquer la charité et suffire à alimenter le denier de l’église. L’origine de la quête du dimanche est la charité. (1ere lettre aux corinthiens Chap. 16)

 

Faut-il des prêtes qui soient avant tout des salariés ?

Déjà maintenant, compte tenu de leur charge, nous nous plaignons en disant que les prêtres ne sont pas suffisamment disponibles.

Qu’en serait-il s’ils devaient en plus travailler à temps plein dans une entreprise et assurer par ailleurs leur ministère ?

Presque toutes les églises du monde, parviennent à assurer la rémunération des prêtres sur le denier de l’église.

Pourquoi l’Eglise de Guyane ferait-elle exception, une fois de plus à la règle ?

Il est venu le temps pour que nous, les chrétiens de Guyane ne cherchent plus à être des assistés.

Nous en avons les moyens.

Si seulement me disait notre évêque, chaque chrétien qui gagne sa vie donnait entre 20 et 50 euros par mois, le Diocèse aurait les moyens de faire tout ce qui lui revient.

Nous avons recueilli 350 000 € en 2015, Il nous en faut 1 500 000 €, aujourd’hui.

En d’autres circonstances, et occasion nous dépensons bien plus, (cigarette, amusements…)

C’est le cœur qui doit parler, la fierté d’appartenir à son église.

Il faut changer notre cœur.

« Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, sans regret, ni contrainte, car Dieu aime ceux qui donne avec joie ». (2 Co 9-7).

 

L’Église de Guyane fait partie de l’Église Universelle

Les paroisses sur leurs revenus, contribuent aussi à la vie du diocèse, à hauteur de 10, 15% selon la paroisse.

L’église de Guyane, participe aussi à la vie de l’église universelle. Elle reverse tous les ans, à Rome, aux lieux saints, aux œuvres pontificales missionnaires, une certaine participation en fonction de ses revenus.