Rencontre à Maripasoula

QUAND LA COMMUNAUTE CATHOLIQUE « LE VILLAGE DE L’IMMACULEE »

RENCONTRE LA COMMUNAUTE DE MARIPASOULA AUTOUR DE LA PAROLE

 

Dès la fin du festival de la parole sur Cayenne, nous partons pour Maripasoula, pour un temps de retraite spirituelle du 15 au 22/02/2018. Vivre le passage de Joël 2, 12 : « Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil !».

Nous prévoyons avec les paroissiens de Maripasoula un temps de prière autour des textes de la parole, du dimanche, répondant ainsi à la demande de l’Eglise de Guyane.

L’annonce est faite en amont, par Père Michel, Curé de la paroisse, et c’est avec lui que nous nous retrouvons le jeudi soir pour préparer ce temps.

Arrive le samedi où la quarantaine de paroissiens nous rejoignent à 16h à l’église pour partager sur l’Evangile du 1er dimanche de carême.
Marc, chapitre 1. 12-15. Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient.

La rencontre débute dans une allégresse commune exprimée par des chants de louange, des chants à l’esprit et des prières spontanées.  Ce moment ne nous appartient pas.

Répartis en petits groupes, à l’issue des 20 mn de méditation, vont émerger des questions sur l’attitude de Jésus au désert, et ressortir des échanges les réflexions suivantes :

La phrase de l’évangéliste Marc ‘’convertissez-vous et croyez à l’Evangile’’ est relevée comme essentielle.

L’église nous éclaire sur la réalité du combat spirituel par l’illustration du désert où Jésus poussé par l’Esprit saint à s’y rendre est rejoint par Satan, le père du mensonge qui le tente.

A la suite du Christ, nous accueillons la parole afin de résister à la tentation, car sans elle, nous ne pouvons rien.

Dieu permet que nous soyons éprouvés, tout comme il l’a permis pour Jésus. C’est l’Esprit qui le conduit au désert. Sans l’Esprit, nous ne pouvons entrer dans le désert.

La tentation nous fait voir nos limites, nos faiblesses. Elle nous fait crier vers le Père. Elle nous fortifie.

Jésus qui est la parole se révèle comme le grand vainqueur de la tentation.

A ce stade de l’échange, une nouvelle question vient enrichir la problématique :

Comment vivre notre désert concrètement aujourd’hui ?

Les paroissiens de Maripasoula et nous, décidons pendant ce carême, de nous détacher de nous-mêmes par la pénitence, la prière, la contemplation, le jeûne et l’aumône.

Père Michel clôture ce partage. Il met l’accent sur l’esprit de carême. Jésus est la parole. Les temps sont accomplis. Le carême nous ouvre à la réconciliation et à l’espérance.

Ce partage a été enrichissant et édifiant pour chacun de nous. L’accueil fraternel a pris toute sa place quand nos sœurs de Maripasoula vont se faire traductrices et rapporteuses des sœurs qui ne maîtrisent pas le français.

Le partage de la parole nous a préparé à mieux vivre les différents textes de la messe.

Le mardi d’après, nous rencontrons une trentaine de jeunes de 5 ans à 17 ans autour du V.15 du

psaume 135 : « je te loue d’avoir fait de moi une créature si merveilleuse, tes œuvres sont admirables, et mon âme se plaît à le reconnaître ».

 

La beauté du corps, de l’âme, ainsi que les laideurs (tatouage, piercing, réseaux sociaux) qui peuvent les ternir seront évoquées.

Des groupes constitués par tranche d’âge, vont nous surprendre par leurs commentaires avisés, notamment Fred, âgé de 5 ans qui répondra à la question sur le corps « mon corps est le temple du Saint Esprit ».

Nous en ressortirons tous revigorés.

Depuis très longtemps, Dieu vient à notre rencontre et dans son Amour nous offrir une alliance. Aller à la rencontre de l’autre, c’est une manière de faire, de renouveler, ou de maintenir l’alliance que Dieu a faite avec chacun de nous.

Nous ne sommes pas encore partis de Maripasoula, que déjà nous savons que nous y retournerons. C’est l’amour du Seigneur, l’amour pour la mission qui nous presse.