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« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth, Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. – Silence ! Sors de cet homme. »
Marc 1, 24-25.
La première intervention publique de Jésus se déroule dans une synagogue, la maison de prière des Juifs, un sabbat, le jour de repos des Juifs. Jésus, comme tout juif adulte, a le droit de parler et d’enseigner. Et dès le premier jour, il enseigne en homme qui a autorité ! Il émane de lui une noblesse, une sagesse, une conviction qui étonnent les membres de l’Assemblée.
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Mais voilà qu’un esprit mauvais se met à l’interpeller en criant. Ses mots sont étranges, car ils dénotent à la fois une grande peur et une connaissance étonnante. Une grande peur. Il sent que la venue de Jésus signale la fin de son pouvoir sur les gens. Il n’a pas d’autorité, voyez-vous, il a du pouvoir ! Ça n’est pas la même chose. L’autorité est reconnue par les gens. Le pouvoir les opprime. L’esprit mauvais « possède » des gens, les réduisant à sa merci. La peur, ici, vient de ce qu’il sent que le Christ est plus fort que lui.
L’esprit mauvais a bien senti, en Jésus, la puissance de Dieu. Il cherche à la conjurer en la nommant : « Je sais fort bien qui tu es ». Il est espère, en « nommant » Jésus, exercer son pouvoir sur lui. Nommer, c’est se comporter en maître, d’une certaine façonPiètre bataille, de toutes les façons, l’esprit mauvais ne fait pas le poids. Il est expulsé. La venue de Jésus est le signal de la fin du règne de Satan sur le monde.
Seigneur Jésus, ton enseignement a d’autant plus d’autorité qu’il est «performant ». Tu dis, et le démon est expulsé. Tu viens, et l’être humain est guéri, purifié, pardonné, réconcilié. « Diable » signifie « diviseur ». Toi, tu restaures l’unité, et là où est l’unité entre les êtres humains, là déjà est le Règne de Dieu. Guéris-moi, je veux te voir.
† Emmanuel Lafont Evêque de Cayenne |